Peintre
Enseignant

Art graphique
Peinture et dessin

Denis CHRISTINE

Cours et atelier tout public

Copie de photos, commandes de tableaux et de décorations d'intérieur
Encre, crayon, huile, gouache,... sur papier, carton, toile...
Expression libre, copie, interprétation

Accueil > Book > Huile > Entre l’aplat et le trait : scènes et paysages

Huile sur toiles

Entre l’aplat et le trait : scènes et paysages

Découverte de "mon style", de ce qui m’est le plus propre en peinture

C’est donc bien cette illusion qui m’intéressait : un trait n’est qu’un petit aplat, un aplat un grand trait. Travailler par touche ou par aplat revenait presque au même et seule le rapport de dimension entre le support et le pinceau permet d’en différencier la nature.

Trait ou touche et aplat ne sont que l’expression d’un rapport entre le support et l’outil du peintre. Un même pinceau fera un aplat sur un certain support et un trait ou une touche sur un support plus grand.

Dans sa souplesse, l’huile se prête parfaitement à ce type de travail qui ne nécessite aucun solvant ni médium, car pour donner à l’huile sa souplesse, il suffit de la travailler sur sa palette.

Concours de peinture

Deuxième prix au concours de peinture de Chateau-neuf sur Charente en 1999, cette toile n’est pas l’image du temps qu’il faisait.

Comme je l’ai déjà dit, je ne me suis jamais vraiment considéré comme un peintre, au sens du métier, tout du moins, en de rares occasions, et encore moins comme quelqu’un de doué, même si certaines toiles sont réussies. Mais, à la même époque, il y avait ce concours et il faut bien parfois se confronter à la réalité du jugement d’autrui.

Entre l'aplat et le trait : scènes et paysages
2e prix concours Chateau-neuf-sur-Charente

Un concours n’est pas comme une exposition, c’est plus sympa. Les gens qui passent discutent plus naturellement, ils sont (sauf à la fin) devant un inachevé et l’inachevé permet de relativiser son jugement. Alors je suis arrivé par cette journée couverte de nuage, avec même un léger crachin de temps à autre. La ville était terne, presque triste, il y avait peu de monde dans les rues. Les couleurs étaient fades, les contrastes ambigus, brefs, l’opportunité d’une belle toile grise, tout dans la nuance. C’est d’ailleurs ce que beaucoup ont fait.

Comme j’étais de bonne humeur, je n’ai pas eu envie de m’adonner à cela, j’ai eu envie de voir cette journée en rose, ou plutôt en bleu et jaune. L’idée était (et c’est quelque chose que je n’avais pas fait depuis longtemps) de voir cette ville à travers un prisme, comme un oeil d’abeille ou un kaléidoscope, et ça a plu. Comme je le disais, ça a plu, un léger crachin. Ma palette s’est couverte d’une fine couche d’eau... tant et si bien que, presque plus que de l’huile, c’est à l’émulsion que j’ai peint ce jour-là.

Surprise, j’ai reçu le deuxième prix, et par ces temps de vaches maigres, le chèque que j’ai reçu a été une bénédiction... et la corbeille de fruits qui allait avec, un bon sujet d’étude.